Un matatu può volare, o quasi: infischiarsene, saltare il traffico, levitare leggero. Passeggeri, motore, gomme, trasmissione e marmitta compresi, fatti di stoffe leggere e luce. Un ferramenta anche lui può volare, in preda al vento e al sole: lamiere, badili, seghe, martelli, bilance, tutte con poteri speciali, saettanti. Un altro matatu poi, può essere lungo e sinuoso come un drago, e serpeggiare per le vie, accogliente e danzante all’interno, accessibile da ogni parte: ogni punto buono per entrare e uscire, ogni ansa perfetta per improvvisare un canto o un ballo. Una casetta di bambù e plastica è a bordo di un automobile, a spasso: irriverente, piratesca e solido rifugio allo stesso tempo. Una foresta incantata, di alberi altissimi, grondanti di foglie rumorose: in cima ombrelli e abitanti fantastici a guardare giù. Il mondo sottosopra di Nairobi appariva quel giorno, il 14 aprile 2018, dopo due mesi di laboratori sotto il sole e sotto la pioggia: il mondo delle bambine e dei bambini, delle ragazze e dei ragazzi che vivono per le strade di Kawangware, Mtindwa e Ngong.
Ognuno di questi luoghi ospita una base e ogni base è una grande e complessa famiglia, in cui ci si spalleggia, ci si sostiene, ci si accoglie, ogni giorno. Vulnerabili e discriminate dalle classi più ricche, queste famiglie hanno creato una festa meravigliosa, hanno dischiuso il loro universo, l’hanno condiviso con noi; la loro immaginazione e il loro lavoro hanno dato forma, una forma unica, che non somiglia a niente di mai visto, al Carnevale di Nairobi, il primo mai realizzato.
La festa si è ripresa le strade: quel giorno il quartiere Riruta-Satellite sembrava davvero di tutti e brillava perché aveva al centro i suoi bambini e ragazzi: la bellezza di Nairobi è la loro bellezza. Il video racconta la storia di Carnival! Nairobi, raccoglie tanti pezzi diversi e prova a metterli insieme; il punto di vista è quello di Derek MF Di Fabio, artista visivo che ha supportato i ragazzi nei laboratori insieme a Cherimus, agli educatori di Koinonia e alle ragazze e ragazzi dei centri di accoglienza; Derek si focalizza sui ragazzi che vivono in strada e su tutte le collaborazioni con artisti e artigiani locali che unendo le forze hanno reso possibile il Carnevale.
La bellissima colonna sonora del video è stata anch’essa prodotta in strada, attraverso laboratori condotti dal musicista Luca Garino. Alla sua finalizzazione hanno lavorato giovani musicisti di Nairobi (MegaLink Ent Studio) con anch’essi alle spalle l’esperienza della vita di strada.
Il video racconta anche l’incontro tra Ibrahim Nehme, uno dei due artisti in residenza per Darajart 2018 insieme a Luca Garino, e Byub, un poeta che vive in Kabiria Road. Ibrahim, ci dice, ha incontrato il suo essere poeta a Nairobi. Nel video le parole di Byub sono accompagnate da immagini di un albero caduto durante una tempesta a Kivuli Centre.
It’s funny how some expressions and sounds stick to our minds. In English there is an expression called Earworm, you use to say when you wake up with a song and it doesn’t go away, so every now and then you’ll find yourself sing to it. It can be contagious, and the people with you may sing that same song without really knowing why.Probably that song will influence your rhythm and your moves during the day. With the classes, we went to look for materials on the beach of Fontanamare and in a park in Domusnovas, we had to translate your way-of-seeking, your searching method, to the children: how would you describe it? How would you describe your gaze?
Selon moi l’art est partout. Ca veut dire qu’il faut aimer le penser et garder la curiosité. Je travaille beaucoup avec les objets trouvés. Ou plutôt ce sont eux qui semblent me trouver, par hasard, lors de mes promenades. C’est grâce à notre société : elle nous propose trop de marchandises,partout, tellement qu’elles finissent par déborder et devenir une partie de la nature. Souvent elles se manifestent sous forme de pollution. Dans cette société de surconsommation certains voudraient régler le problème par de multiples réglementations voir dans certains cas par l’interdiction.Mais je pense que c’est mieux de nous changer nous mêmes, changer notre façon de vivre . A chacun de trouver sa façon de vivre, savoir ce dont on a vraiment besoin, ne pas simplement suivre la mode. Trouver son propre sens dans la vie.
C’est alors que la vie deviendra simple et claire. C’est comme lorsqu’un objet semble m’attendre là, au coin d’une rue.
Je réfléchis beaucoup aux relations entre la vie et l’art. Parfois je me dis qu’ils sont pareils, d’autres fois qu’ils sont différents.
Le plus intéressant pour moi c’est quand l’art se fond dans la vie, c’est alors que l’art se transcende.En fait toutes les choses ont une utilité, ça dépend seulement du regard qu’on leur porte. Tout comme les individus: chacun est utile dans la société. Il faut juste trouver sa bonne place. Tout est possible, il faut juste agir.
It was very interesting to bring your practice to the children of four different schools in Sulcis, what do you remember more from these meetings?
Je trouve que les enfants sont très ouverts, ils ont des pensées incroyables, très différentes les unes des autres. Ils sont très intéressants. Surtout ils peuvent les concrétiser très vite avec tout ce qu’on a trouvé, ca c’est incroyable. J’ai passé beaucoup de temps pour réfléchir pour trouver cette façon de travailler, mais pour eux ça a l’air tellement naturel. Malgré la difficulté de la langue, on a bien travaillé. Et on s’est bien amusés. J’en garde un souvenir souriant.
Every morning we crossed some mountains to reach the Iglesiente area. Some mornings were super sleepy that we couldn’t speak, other mornings were full of clouds anddriving-down the hills was like diving into a foamy dream. Sheeps were crawling particular fields, once we catch three identical shepherd dogs, the water of a spring gets out from a plastic pipe on that route, another time we had to slow down following a nails-slow truck, and once we stopped to check a massive hotel-restaurant that was never finished and it sleeps for the last 30 years. One of those mornings we spoke about materials: your work is based on “sought-for objects”, in which objects you are interested to?
Chacun a ses goûts . Le goût des aliments , des vêtements,la vie quotidienne. Chacun est différent. Tout comme il y a différents types de collectionneurs. Moi par exemple ce que je collectionne ce sont les objets . j’aime bien les objets en bois , en verre, et des pierres . J’aime bien leur forme, leur matérialité. Mais aussi dans chaque objets, il y a le temps, le passé et les traces. Avec l’espace ,Ça raconte beaucoup d’histoire. J’adore les mélanger et créer des hybridations pour trouver de nouvelles relations entre eux. C’est ça qui m’amuse bien.
All your sculptures are composed by usedobjects, objects that humans had touched, scrubbed, eaten, thrown, lost or forgot.I was looking online a sculpture you were telling us about, but I couldn’t found it: some human phalanxes made out in some metal, you had found them in a burnt house therefore those finger partly fused together.Or you produced for us two sculptures, we walked with you to collect some of their elements you had seen before during a walk: some animal-jaws and some ceramic parts were soaked in the dirty water of a little canal, under a bridge, in the periphery of the small village where we are based, Perdaxius. It seems that most of your elements came from a twilight zone, although they had been passed and dance under the spotlights.You came from a big Chinese city, and then you moved to Paris and recently you moved to the woods outside the French capital: what is a periphery and what is its role?
Pourquoi m’intéresser à la banlieue. Car je trouve que les banlieues sont les lignes entre la société et la nature. Sur cette ligne, on voit les relations des hommes avec la nature. Parfois c’est la guerre, parfois il y a une harmonie sensible. Et c’est cela qui a posé beaucoup de questions. La question de pollution bien sur, la question de vivre ensemble, comment améliorer la relation ?Là c’est le point qui m’intéresse.
Then these elements are composed: as we were setting up in the school, all the different tools and instruments are tidily ordered and then you operate. “Le cadavre exquis” jumps to my mind but also some notions of Chinese language you presented to the classes: how a number of ideograms next to each other means an object, or how, if repeated together, the same ideogram can shift its meaning and become multitude / an abstract idea…. is it connected to your work or I’m just making it up?
Oui , bien sur. Il y a ce sens, mais pas seulement. L’écriture chinoise est une ancienne culture, qui perdure jusqu’à présent. C’est la plus ancienne écriture qui est utilisée jusqu’à maintenant. En tout il y a plus de dix mille caractères. C’est une richesse inimaginable. Il est comme une ligne qui relie le présent et le passé. On peut voir la vie des anciens et leurs évolutions . Et ça va évoluer en continu. Les écritures c’est comme les racines ,ça sort naturellement dans ma pensée et dans mes travaux. Les objets je les vois comme des mots, et les installations comme des poésies, une poésie visuelle en dimension.
…and to conclude: can you tell us few things about the association you are part of?
L’association VIA est une association d’ art contemporain qui a été créé par plusieurs artistes et commissaires. L’Idée c’est un chemin pour l’art. Son esprit est dans la pratique. C’est comme s’il n’y avait pas de route au début, ce sont les gens qui marchent dessus, qui, avec le temps, ont créé un chemin. L’art a besoin de curiosité et de courage.et les pratiques dans la vie. Parfois , les vies des artistes ne sont pas toujours faciles, surtout à la sortie de l’école. l’esprit de l’association c’était d’aider les jeunes artiste à trouver leurs chemins, pour encourager et avancer . Par exemple trouver des endroits et des opportunités pour exposer , montrer leurs travaux, et parfois organiser des courtes résidences etc …Mais maintenant, la route s’est un peu perdue dans des méandres. Il faut beaucoup de travail, continuer d’avancer, trouver la bonne route.
Enfin merci à l’association cheremus, qui m’a donné cette chance de travailler avec les enfants. C’est un super projet. J’ai passé des moments inoubliables en Sardaigne. J’espère que l’association va continuer, et grandir. Merci encore, à bientôt.
Per il terzo appuntamento con i laboratori dei Giardini Possibili, Cherimus collaborerà con l’artista Dexi Tian, selezionato da Martina Köppel-Yang, co-curatrice della biennale d’arte di Sichuan 2018 (Cina).
L’artista nelle prossime due settimane lavorerà con i bambini delle scuole elementari di Villamassargia, Domusnovas, Musei e Iglesias, affiancato dagli artisti Derek MF Di Fabio e Carlo Spiga.
Il giorno 18 di gennaio è prevista una presentazione del lavoro di Dexi Tian aperta a tutti presso la Casa Occheddu di Domusnovas.
Dexi Tian, nato in Cina nel 1979, vive e lavora a Parigi. Poeta dei materiali, Dexi sviluppa un rigoroso lavoro di ricostruzione della realtà partendo da elementi recuperati. Per lui, gli oggetti sono come parole: riassemblati e installati in nuovi spazi, danno loro un’altra risonanza. .Nel tentativo di conciliare arte e vita, è anche interessato a trovare un posto alla permacultura nella sua arte. Dexi Tian ha partecipato a numerose mostre e festival in Europa e in Asia: Museum Liu Haisu, Shanghai (CINA), Gallery LIUSA WANG (FR), the 6B, Paris (FR), Gallery PARIS HORIZON, Paris (FR), Abbatiale Saint-Ouen, Rouen (FR), CIGE, Beijing, (CHINA), Kunstverein Nurtingen (DE), La Papeterie de Seine, Parc du chemin de l’Ile, Nanterre (FR), Gallery IEFO, Paris (FR), Gallery AREA, Paris (FR), Gallery Tamtam Art Taipei (TAIWAN), Gallery Espace des Arts Sans Frontières, Paris (FR), gallery International City of Arts, personal exhibition, Paris (FR), Castel Liversan, Haut Médoc, Bordeaux (FR). Dexi Tian lavora anche al di fuori degli spazi istituzionali, con workshop e altre forme ibride.
Amy Sow, artista visiva e attivista di Nouakchott, Mauritania, ha chiuso il ciclo di quattro laboratori del progetto I giardini possibili.
Il racconto del suo impegno nella lotta contro la violenza sulle donne, e della centralità che nel suo lavoro occupa la tutela dell’infanzia attraverso l’educazione all’arte è stato un dono prezioso per noi e per tutti i bambini che l’hanno accolta con calore durante le sue due settimane in Sardegna.
L’arte per Amy è uno strumento irrinunciabile per l’affermazione di sé, per la liberazione dell’individuo per la lotta contro l’ineguaglianza e l’ingiustizia. Essere artista in Mauritania è molto difficile, ci ha detto, essere donna e artista lo è ancora di più. Il suo sogno è quello di creare l’accesso all’educazione artistica, per tutti, soprattutto per i bambini e per i ragazzi che non hanno questa possibilità. Art Gallé è nata così, da un sogno. Una casa per l’arte costruita con materiali di recupero, soprattutto legno, che accoglie tutti, che invita all’incontro, allo scambio di idee e di esperienze. Amy Sow ha parlato ai bambini del suo bellissimo sogno realizzato e di tutte le difficoltà incontrate lungo il percorso e ha risposto alle loro mille domande. Ha raccontato di come il suo lavoro sia una forma di lotta e resistenza contro forme di oppressione e violenza come i matrimoni precoci ancora molto diffusi in Mauritania e contro le discriminazioni di genere.
La seconda settimana i bambini sono tornati nei loro giardini e insieme a Amy hanno costruito con le loro mani, in grande, i loro sogni. Per una settimana lo spirito di Art Gallé, il sogno di Amy, ha animato noi di Cherimus e tutti i bambini. Con canne di Arundo Donax e materiali recuperati alla piattaforma ecologica di Iglesias, tempere e pennelli i bambini hanno dato forma concreta alle loro idee maturate nel corso di tre mesi di laboratori. Ecco il “muro sonoro” di Domusnovas, che trasforma la classe in un grande strumento musicale fatto di coloratissime canne sospese. Ecco le porte/sculture del fantasioso campo da gioco di Villamassargia costruite in scala 1:1, e subito utilizzate per inventare nuovi giochi. Il sogno di disegnare nel proprio parco e di organizzare una mostra annuale tra gli alberi diventa realtà a Musei: ogni alunno sceglie un compagno da ritrarre e da cui farsi ritrarre; ecco una fila di volti, una vera e propria galleria di ritratti en plein air apparire tra albero e albero, diventare il cuore di una piccola festa mattutina. Iglesias dà corpo a un personaggio importante, a una donna che ha lottato per poter essere libera di pensare: una gigantesca Ipazia di più di 5 metri, stilizzata come una costellazione, passeggia miracolosamente per il parco di Iglesias e ci consente di vedere oltre le case grazie ad una camera posizionata sui suoi occhi.
Per un breve attimo i sogni sono realizzati, i giardini possibili sono diventati, grazie ai bambini e ad Amy Sow, delle piccole utopie realizzabili.
Amy Sow spiega Art Gallé a IglesiasUn abbraccio con i bambini di IglesiasAmy Sow risponde alle domande dei bambini di Musei. Foto di Margherita RivaAmy Sow osserva i materiali prodotti dai ragazzi nei precedenti workshop.Foto di Margherita RivaAmy Sow monta le canne nella classe di Domusnovas. Foto di Margherita RivaLe canne di Arundo Donax trasformano l’aula di Domusnovas in un grande e coloratissimo strumento musicale. Foto di Margherita RivaI bambini di Domusnovas suonano le canne della loro installazione sonora. Foto di Margherita RivaI bambini di Domusnovas suonano le canne della loro installazione sonora. Foto di Margherita RivaLa porta “Triangolo” del nuovo gioco immaginato dai bambini per il parco di Villamassargia. Foto di Margherita Rivauna palla viene lanciata verso la porta osso-microfono. Foto di Margherita RivaI bambini davanti alla porta gattorso, pronti a giocare. Foto di Margherita RivaSullo scuolabus verso il parco di Iglesias. Foto di Margherita RivaOsservatorio Ipazia in costruzioneFoto di gruppo con Ipazia. Foto di Margherita Riva
Amy Sow
Oscillant entre le figuratif et l’abstrait, j’adore les sujets relatifs au vécu de la femme. Je dénonce les violences faites à ces dernières. Ce phénomène est toujours d’actualité, même dans les lieux où les gens sont plus émancipés la femme est toujours violentée. Peindre pour moi est la meilleure façon d’exprimer ma liberté. Une liberté que voudrais vivre pleinement et que je souhaiterais à toutes les femmes qui peuplent ses contrés.
Amy Sow
Alternando figurativo e astratto, amo le tematiche legate al vissuto dalle donne. Denuncio la violenza fatta nei loro confronti: questo fenomeno è sempre di stretta attualità. Anche nei luoghi dove le persone sono più emancipate la donna è sempre oggetto di violenza. Dipingere per me è il modo migliore per esprimere la mia libertà. Una libertà che vorrei vivere pienamente e che auguro a tutte le donne del mondo.
Amy Sow
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Amy Sow è artista visiva e attivista per i diritti delle donne
Nel 2017 costruisce e apre Art Gallé, uno spazio interamente realizzato in legno dedicato alla promozione dell’arte e degli artisti di tutta la Mauritania. Obiettivo del progetto è quello di offrire uno spazio dove ognuno possa sentirsi a proprio agio ed esprimersi attraverso l’arte, imparare, scambiare idee e crescere, in un contesto purtroppo privo di luoghi dove potersi formare alle arti visive. Il nome dello spazio significa nella lingua pular “torna a casa”.
Il suo lavoro, prevalentemente pittorico, è indirizzato soprattutto alle donne più emarginate e indifese, vittime di violenze: il lavoro di Amy parla direttamente a loro e mira a sensibilizzare la società e le istituzioni che ancora non combattono efficacemente gli episodi di violenza e discriminazione verso le persone più vulnerabili.
Cherimus come ogni anno, a luglio, inaugura Caro Giacomo 2017, un progetto artistico annuale che, dal 2008, è occasione di incontro fra artisti provenienti da tutto il mondo e il piccolo Comune del Sulcis per contribuire alla festa patronale.
Nel 2017 Caro Giacomo celebra il suo 10° anniversario con la presentazione di CIAK! Kibera – un progetto di cooperazione internazionale tra la Sardegna e il Kenya.
Il video “Bisu ndoto” realizzato a Kibera, Nairobi, è stato presentato in occasione di una presentazione al paese che ha visto la partecipazione di Arrogalla, Makika e i Don Leone in un concerto nella Piazza di Perdaxius.
Arrogalla e Makika in concerto a Perdaxius, sullo sfondo Charles Nshimiyimana mentre realizza la statua di Santu Jacu
Donato Cherchi e Matteo Leone, alias, i Don Leone
Con CIAK! Kibera, Cherimus ha creato un ponte tra la Sardegna e Kibera, una tra le più estese baraccopoli del Kenya. Nel mese di febbraio 2017 Cherimus ha incontrato e lavorato con studenti delle scuole di Iglesias insieme ai ragazzi richiedenti asilo ospitati da Casa Emmaus. Nel mese di aprile 2017, a Nairobi si sono svolti laboratori di sceneggiatura, regia, scenografia e musica con ex bambini di strada proprio a partire dalle idee e riflessioni nate in Sardegna.
Titus “The Dream Catcher” è il protagonista nel videoclip BISU NDOTO Foto di Vince Cammarata
Il punto di partenza del progetto sono i sogni dei ragazzi, che hanno preso forma nel video che è stato presentato a Caro Giacomo 2017. La sceneggiatura è stata realizzata durante i laboratori dallo scrittore e giornalista Guido Bosticco, le riprese sono del regista Andrea Canepari, le scenografie sono dell’artista Derek MF di Fabio e la colonna sonora è curata da Francesco Medda – Arrogalla.
Francesco Meda “Arrogalla” durante i laboratori nel Production Studio di Kivuli, con Charles “Sober Boy” Kaylech, Hussein Farouk “the tall guy” Ali, Idris Abdul Ismail, Mopel “Original Xloader”
BISU NDOTO, in vinile e digitale, è disponibile online e durante le presentazioni.
Le musiche sono state composte da Arrogalla e il packaging è di Derek MF di Fabio
L’edizione Caro Giacomo 2017 è organizzata da Fiammetta Caime, Matteo Rubbi, Emiliana Sabiu, Carlo Spiga (Cherimus), con il contributo del Comune di Perdaxius.
Il progetto CIAK! Kibera è stato realizzato in collaborazione con il Comune di Perdaxius, il Comune di Narcao, Associazione Casa Emmaus, Teatro di Sardegna, Ong Amani, Associazione Koinonia di Nairobi.
CIAK! Kibera è finanziato dalla Regione Autonoma della Sardegna, Legge Regionale 11 aprile 1996, n. 19 , Norme in materia di cooperazione con i Paesi in via di sviluppo e di collaborazione internazionale.
Un bambino osserva il quartiere di Kibera dall’alto, lo indica, il suo dito come un’antenna. Lo sguardo è determinato: monta come uno strano apparecchio sulla testa, da lì partono dei fili che arrivano dritti alla mano-radar: una tecnologia di cui non sappiamo nulla. Questo personaggio esplora le stradine di Kibera, saluta pugno contro pugno i passanti e scatena il sogno che questi si cullano nella testa. Eccoli uno dopo l’altro, i sogni: il supereroe Mr Impossible (e tutti gli altri supereroi di Kibera, progetto del collettivo di artisti Maasai Mbili), lo stilista per supereroi, il progetto di un viaggio sulla Luna con astronavi fatte di Ugali (polenta tipica del Kenya) per fare festa con gli alieni, un ingegnere abilissimo e una pilota aerospaziale pronti a raccogliere la sfida; l’acrobata, Dj Max che si esibisce sui Matatu, la cantante Beautiful Stranger che incide il suo primo singolo e tanti altri. Il bambino che legge i sogni raccoglie dietro di sé tutti i bambini della città e il tutto alla fine si trasforma in una grande festa, avvenuta veramente, nel mezzo del quartiere di Kibera, tra i suoi negozietti, i suoi bar, le sue chiese e moschee, le sue mille attività artigianali.
Bisu Ndoto, il titolo del videoclip, vuol dire “sogno” in sardo e swahili, e raccoglie le due due anime del progetto, che ha preso avvio con alcuni laboratori nelle scuole ad Iglesias, Sardegna, nel febbraio del 2017, e che ha vissuto la sua fase centrale e finale con i laboratori di cinema, arte e musica a Nairobi.
Il video si basa sui sogni di un gruppo di bambini e ragazzi provenienti dai centri di recupero di Kivuli e Ndugu Ndogo: Albert, Allan, Amos, Arafat, Cate, Cristal, David, Dennis, Domitila, Douglas, Evan Kibe, Jeremy, Mary, Michael “MC Barr” Barnabe, Newton, Peter, Phylis, Rebecca, Samuel, Samuel, Sarah, Shedrak, Stella, Stephen, Simon, Teddy, Titus, Vanessa. Hanno partecipato al video Maasai Mbili, con il loro progetto “The Superheros of Kibera” e Njung’e Peter.
Il video è stato girato e montato con i ragazzi come protagonisti dal regista Andrea Canepari, con il supporto di Guido Bosticco, Guido Mariani, Cherimus e degli stessi ragazzi.
La musica, prodotta da Francesco Medda nello studio di registrazione di Mega Link Ent di Kivuli Center, contiene i contributi di: Charles “Sober Boy” Kaylech, Hussein Farouk “the tall guy” Ali, Idris Abdul Ismail, Mopel “Original Xloader”, Carlo Spiga “Makika”, Guido Bosticco and Andrea Canepari. Il missaggio è stato realizzato da Francesco Medda “Arrogalla” e Carlo Spiga.
I costumi e gli oggetti di scena sono stati realizzati durante workshop guidati da Derek MF Di Fabio. Le storie sono state scritte e messe in scena durante workshop diretti da Andrea Rossi, Matteo Rubbi e Emiliana Sabiu. Le fotografie di scena sono state realizzate da Vincenzo Cammarata.
Hanno collaborato alla realizzazione degli workshop e del videoclip: Chiara Avezzano, Fiammetta Caime, Camilla Garelli, Vincenzo Cammarata, Jack Matika, Boniface Okada, Niccolò Terzi. Un grazie speciale ad Alberto Colzani per il suo supporto.
Sarah, Vanessa, Domitila, Rebecca e Phylis durante le riprese del volo spaziale. Foto: Vince CammarataSarah, Vanessa, Domitila, Rebecca e Phylis durante le riprese del volo spaziale. Foto: Vince CammarataSarah, Vanessa, Domitila, Rebecca e Phylis durante le riprese del volo spaziale. Foto: Vince CammarataSarah, Vanessa, Domitila, Rebecca e Phylis a Kibera. Foto: Vince CammarataaFoto di gruppo all’ingresso di Kivuli Center. Foto: Vince CammarataTitus durante le riprese a Kibera. Foto: Vince CammarataRebecca e Phylis nel matatu prima del concerto di Dj Max/Peter. Foto: Vince CammarataI “Superheroes of Kibera”. Foto: Vince CammarataI “Superheroes of Kibera”. Foto: Vince CammarataPhylis. Foto: Vince Cammarata
La colonna sonora del video Bisu Ndoto è il risultato dei workshop musicali guidati da Francesco Medda. Il musicista sardo ha lavorato insieme a Charles Kaylech, Hussein Farouk Ali, Idris Abdul Ismail e Mopel nel production studio di Kivuli Center (Mega Link Entertainment). Oltre alle voci e alle parole dei musicisti coinvolti il brano è fortemente caratterizzato da una ricerca avvenuta sul campo dei suoni del quartiere e della città. Per tutto il mese di aprile, il workshop non si è fermato un attimo: ha raccolto suoni e luoghi, le ore del giorno e della notte, ha intrecciato i passi di Charles, Farouk, Idris e Mopel tra le vie della città, ne ha intrecciato le lingue: Maasai, Kiswahili e Sweng, lo slang di alcuni quartieri di Nairobi che combina Inglese e Swahili. Il brano ha visto anche la collaborazione di Carlo Spiga, la cui trunfa sarda accompagna la voce di Mopel all’inizio del brano, di Guido Bosticco e Andrea Canepari.
Il brano finale, prodotto da Francesco Medda e mixato insieme Carlo Spiga è diventato il lato A del 45 giri “Bisu Ndoto”, e una delle tracce di un album che raccoglie e mette in luce i preziosi contributi dei giovani musicisti Keniani. I ragazzi coinvolti nel workshop musicale sono tutti all’inizio del loro percorso professionale dopo aver scelto di lasciare la vita di strada e di intraprendere un lungo percorso riabilitativo ed educativo nei centri di Koinonia Community. Il brano è stato inciso e prodotto nello studio di produzione Mega Link Ent, gestito tra gli altri da Idris Abdul Ismail e Hussein Farouk Ali.
Proprio dei musicisti Hussein Farouk “the tall guy” Ali e Idris Abdul Ismail riportiamo le parole dei loro pezzi:
Idris Abdul Ismail
Kama kawa ida
Kama kata gave inanilipa tax ushuru
Niko zile za icecream na kupiga nduru
zile za kubangaiza na ku park Uhuru
ju kwa rap naingiza paper si ma ndururu
daily on air ka arufu ya samaki
design na ongea ni ile ya Kibaki
niko left na right ka mse ameachiwa haki
ku outshine ma mc ka vitu sitaki
so nipate ju ya banana nikikula ndizi
ju mtaa wanani support na ulizi
Come al solito Come al solito il governo mi paga le tasse (significa: come al solito pago le tasse del governo – in senso ironico) mi sto gustando un gelato e mi diverto in giro (gridando) perdo tempo al parco di Uhuru quando rappo faccio soldi (banconote) non spiccioli sto tutto il giorno nell’aria come l’odore di pesce il mio modo di parlare è come quello di Kibaki (parlo come Kibaki) dappertutto sono libero come chi ha visto riconosciuti i propri diritti eclisso tutti gli altri rapper (musicisti) come tutto quello che non voglio (che non mi piace) così mi trovi sopra una banana mentre mangio una banana perché la mia famiglia mi aiuta e mi dà sicurezza stizza ascolta
Hussein Farouk Ali
I look up to the mirror and I see
I see myself standing I’am the new born king
Haters talking mad they are talking more about me
But the truth of the matter nobody knows about me
And music is my life ne mu manyire nyi vosi – e lo sanno tutti – everybody knows that –
the way I spit the rimes people think I’m from Jozi
Holla we holla we aint flossing
Ata mama manyire mi ni murosi – even my mam knows I am the best –
The way I spit rimes flow rimes I am a bola
hold up
the true definition of a bola
hold up
I’m flipping the game i’m changing the game I make you go insane
I am looking kind a young but I bet I am the king
I’m Obama my speakers make you go astray
I’m Osama my name makes you feel the pain
because I was born a star
I was raised a star
from 0 to 100 now I own my stuff
Alcune immagini dagli workshop di scrittura, di messa in scena, di costruzione dei costumi e degli oggetti. 19 racconti e 19 sogni prendono lentamente vita: storie di piloti, ingegneri, inventori, Dj, supereroi, viaggiatori, acrobati, cantanti, stilisti, poeti, sportivi.
Nel frattempo nel production studio di Mega Link Entertainment, sempre a Kivuli Center, Francesco Medda incontra i musicisti Charles Kaylech, Hussein Farouk Ali, Idris Abdul Ismail e Mopel e cominciano a provare i pezzi del brano che diventerà la colonna sonora del videoclip Bisu Ndoto…
Titus impegnato a completare la sua storia
Alcuni dei sogni scritti dai ragazzi esposti nel laboratorio di Kivuli Center
Tonny e Stephen AKA Mr Impossible visitano l’ufficio dell’ingegnere Amos e dei suoi assistenti (Alan e Domitila) per coinvolgerlo nella costruzione della navicella spaziale. Messa in scena di alcune storie durante gli workshop a Kivuli Center
Prima fase del laboratorio di costruzione dei costumi
Paul, Shedrak e Titus vestiti da abitanti della Luna
Domitila e Rebecca aiutano Vanessa nei preparativi per le riprese del suo sogno
Fasi di lavorazione del costume di Mr Impossible
La maschera di Mr Impossible disegnata da Shedrak
Francesco Medda nel production studio di Kivuli con Idris, Farouk e Mopel
Durante la realizzazione di Bisu Ndoto, Cherimus ha collaborato con il collettivo artistico Maasai Mbili (M2), fondato nel 2001 da Otieno Gomba e Otieno Kota nel quartiere di Kibera, e con il collettivo Nyota Arts Group.
Il loro bellissimo progetto “Superheros of Kibera”, con il quale i bambini vengono direttamente coinvolti nell’immaginare se stessi come supereroi per trasformare il loro quartiere, è infatti entrato nel sogno di uno dei ragazzi raccontati dal videoclip Bisu Ndoto. Stephan, AKA Mr Impossible, è stato accolto nelle fila dei mitici supereroi di Kibera. Il video ci mostra il momento magico della loro vestizione, della loro trasformazione in supereroi: costumi scintillanti, sguardo determinato, superpoteri pronti a scatenarsi per combattere l’ingiustizia e per difendere i più deboli. C’è chi, come Squid1, salva le persone durante gli incendi che affliggono Kibera, chi come Wonder Woman, riesce a leggere la verità nelle menti di tutti riportando l’onestà e la pace nella società. Il progetto è nato per dare centralità ai bambini del quartiere, dare spazio e legittimazione alla loro voce e potere alla loro immaginazione: la possibilità preziosa di poter essere ciò che vogliono, ciò che sognano, pensando in grande. “we want to show to this kids that you can be the Bat Man in your community, you can transform your community” spiega in un’intervista l’artista Steve Nyenze di Nyota Arts Group, altro collettivo coinvolto nel progetto. Attraverso il disegno, la pittura, e le tante pratiche dell’arte trasmesse durante gli workshop guidati dagli artisti del collettivo Maasai Mbili e Nyota Arts Group i bambini hanno potuto costruire se stessi come supereroi e non solo attraverso un costume, acquistando fare la differenza nella loro vita e in quella degli altri.
Clicca qui per visualizzare il video realizzato dall’emittente Aljazeera sul progetto.
Cos’è MAASAI MBILI
Maasai Mbili è un collettivo di artisti e un centro d’arte e comunità attivo dal 2001 nel cuore di Kibera, Nairobi.
La pittura è il cuore delle pratiche artistiche di M2 Tuttavia M2 è impegnato anche in progetti di sensibilizzazione della comunità, lavori concettuali, moda, film, tecnica mista, musica, fotografia e scultura. Il lavoro creato, insieme agli artisti, attraversa il mondo dell’arte locale, nazionale e globale.
Negli anni M2 ha attirato molti artisti – molti dei quali provengono da questo insediamento informale. M2 ha una relazione continua e autentica con il quartiere e la sua gente – costituendo ad oggi il collettivo di artisti più significativi a Kibera. Un altro importante elemento è il suo posizionamento nella vita comunitaria. Il centro d’arte ha le sue porte sempre aperte: la gente visita quotidianamente M2 – alcuni discutono di problemi e cercano consigli, altri socializzano e per alcuni un momento di sollievo è prezioso. Tutti possono, in una forma o nell’altra partecipare dell’arte di M2. M2 è quindi un centro d’arte e un prezioso spazio culturale della comunità.
Il lavoro nel quartiere che M2 ha fatto dopo le violenze post-elettorali del 2007/08 è quello per il quale sono più conosciuti. Gomba ricorda così quel periodo: “Sono venuto nel mio studio, ho guardato i miei pezzi e ho sentito che stavo ingannando il mondo. Dentro il centro era tutto calmo e pacifico. Ma fuori c’erano rovine, persone arrabbiate, bambini traumatizzati. Quindi in quel periodo abbiamo usato l’arte come strumento di guarigione. “L’artista di M2 Solo7 (Solomon Muyundo) aveva cominciato a dipingere centinaia di slogan di pace, come PEACE WANTED ALIVE e KEEP PEACE, in tutta Kibera. Poco dopo M2 ha sviluppato il progetto ‘Art4Peace’ – dirigendo laboratori di pittura murale per bambini e nelle strade di Kibera e in edifici bruciati. Il progetto ha ri-umanizzato questi spazi attraverso il colore, le immagini e il testo che richiamavano lo sforzo per ricostituire la pace. L’arte era una terapia per i bambini che erano stati traumatizzati. Rabala ricorda così il progetto di Art4Peace: “Attraverso la loro arte, i bambini discutevano delle loro possibilità e speranze. Perfino i genitori videro che il lavoro che stavamo facendo era qualcosa che poteva portare pace e armonia. “Queste iniziative furono ampiamente trattate dai media e coinvolsero gli artisti nella vita della comunità. I residenti che erano stati curiosi prima, sebbene non fossero mai troppo sicuri di cosa stessero facendo questi artisti, ora vedevano M2 come un modello di riferimento nella società.
Il ruolo che l’artista ha, o gioca, nella società è sempre una domanda intrigante. Nel libro ‘Artist the Ruler’ il poeta e scrittore ugandese Okot p’Bitek parla di artisti come di “creatori fantasiosi del loro tempo, che formano la coscienza del loro tempo. Rispondono in modo profondo e intuitivo a ciò che sta accadendo, a ciò che è successo e a ciò che accadrà “. Gli artisti di M2 condividono chiaramente qualcosa di questa definizione. Allo stesso modo, a volte, sono evidentemente agenti di un cambiamento sociale creativo. Nonostante questo gli artisti di M2 sono modesti quando parlano del loro ruolo nella società. Ad esempio, un artista secondo Mbuthia è “qualcuno che non vive nel sistema. Ma tu soffri in questo ruolo “. Allo stesso modo, afferma Stero: “Penso che il ruolo primario sia quello di soffrire, perché noti tutto. Sai che l’artista è sempre sveglio, si guarda intorno, vede e capisce cosa sta succedendo in ogni momento. ”
Estratto da un ampio articolo pubblicato su africanah.org; clicca qui per leggere l’articolo completo in inglese.
SUPERHEROS OF KIBERA
‘Supereroi di Kibera’ è un progetto artistico multidisciplinare che coinvolge i bambini nella creazione dei propri supereroi locali. L’obiettivo generale del progetto è di utilizzare l’arte come mezzo per identificare e affrontare questioni di interesse pubblico, per aumentare la consapevolezza e approfondire la conoscenza delle questioni sociali. Nel fare questo, il progetto vuole incoraggiare nuovi modi di percezione, per dirci chi siamo e chi potremmo essere. Il progetto si svolge a Kibera, uno dei più grandi insediamenti informali del Kenya ed è coordinato da Maasai Mbili e Nyota Arts.
Questo progetto arriva in un momento in cui la società si sta apparentemente muovendo verso una cultura di pervasivo interesse personale e passività auto-indulgente. Le persone tendono a essere spettatori piuttosto che partecipanti, e in genere preferiscono accettare lo status quo o abbracciare soluzioni semplici piuttosto che puntare su un cambiamento reale. Ma questa non è quello che fa un supereroe. I supereroi sono spesso descritti come coloro che perseguono la giustizia, difendono gli indifesi o aiutano quelli che non possono farcela da soli. Mostrano coraggio, determinazione, perseveranza, spirito di squadra e creatività. Non accettano la sconfitta. Non si arrenderanno mai. Credono in se stessi e nella loro causa, e vanno fino in fondo per raggiungere i loro obiettivi. Non fanno i supereroi perché è popolare. Lo fanno perché è giusto. L’immagine di un supereroe e il loro carattere morale ci mettono di fronte a qualcosa a cui possiamo aspirare nelle nostre vite.
Ma quali sarebbero i supereroi dei giovani di Nairobi se ai giovani fosse data l’opportunità di creare un loro proprio supereroe? Che forma avrebbe questo supereroe? Inoltre, quali sono le sfide e i problemi che i giovani e le loro comunità devono affrontare e che questi supereroi potrebbero aiutare a fronteggiare e a risolvere?
Questo progetto risponde a queste domande coinvolgendo i giovani di Kibera in una serie di laboratori artistici in cui i ragazzi creeranno i loro propri supereroi. I loro supereroi sono stati immaginati immaginati e hanno preso forma attraverso il disegno, la pittura, il costume, la fotografia e il cinema film. Esplorando chi, o cosa, è un supereroe, il progetto attingerà anche agli atti eroici di coloro che vivono e lavorano intorno a noi ogni giorno.
Queste attività forniranno l’opportunità di sviluppare giochi di ruolo, momenti legati all’espressione creativa e alla sperimentazione in cui i giovani non solo apprenderanno e metteranno in pratica le loro capacità artistiche, ma esploreranno anche le nozioni di giusto e sbagliato, le responsabilità civiche e – attraverso il concetto di supereroe – il tipo di persona che loro, e i loro concittadini, possono e vogliono diventare. Questo progetto vuole gettare nuova luce sulle condizioni attuali dell’umanità, offrire una nuova prospettiva e dare una risposta nel presente, mentre viviamo le nostre vite. Pensando ai “supereroi di Kibera”, potremmo allargare i nostri orizzonti mentali, sostenere la nostra determinazione morale, e anche divertirci allo stesso tempo.
Traduzione della descrizione del progetto contenuta nella pagina Facebook: clicca qui per leggere contenuto originale
In occasione della festa patronale di San Giacomo e Sant’Anna a Perdaxius, Cherimus invita in residenza dal 2008 artisti da tutto il mondo per partecipare alla manifestazione Caro Giacomo, che trasforma il paese in un laboratorio a cielo aperto. Quest’anno il progetto è incentrato sulla nuova statua del santo patrono del paese, San Giacomo.
Nel 2014 infatti la statua del patrono si frantuma accidentalmente durante la processione per un festone di bandierine troppo basso. Nel maggio successivo Cherimus si trova a Nairobi per la residenza Darajart e decide di realizzare una nuova statua per Perdaxius. Durante il mese di residenza gli artisti Derek Maria Francesco di Fabio, Matteo Rubbi e Emiliana Sabiu, lavorano con un gruppo di intagliatori rifugiati ruandesi, tra cui Charles Nshimiyimana, per realizzare il nuovo Santo in legno di jacaranda.
La statua, frutto di una ricerca comune fra gli artisti di Cherimus e gli artigiani ruandesi, è sintesi di diverse sensibilità, quella ruandese di provenienza e quella sulcitana di destinazione. Una volta arrivata nel Sulcis la scultura è stata dipinta dall’artista Carlo Spiga e completata con l’aiuto di alcuni abitanti di Perdaxius durante Caro Giacomo 2015. Gli occhi sono di carbonfossile, estratto dalla miniera di Serbariu di Carbonia.
In occasione della festa patronale del 2015, Cherimus ha donato l’opera al paese di Perdaxius, dove è stata accolta ed esposta nell’antica chiesa campestre di San Giacomo.
Quest’anno la statua verrà portata in processione per la prima volta. Per rafforzare il legame tra la nuova statua e la comunità, Cherimus, in collaborazione con l’associazione locale Su Nuraghe, inventa “Su pani de Santu Jacu”, un pane pensato appositamente per l’occasione come rivisitazione delle tradizioni locali, che sarà distribuito fuori dalla chiesa nei giorni della festa.
La storia del Santo e la festa sono i protagonisti di un documentario della regista Vanina Lappa che, in collaborazione con gli artisti di Cherimus e del poeta improvvisatore Francesco Capuzzi, sta trasformando l’intero paese in un set per la realizzazione di un lungometraggio.
Partecipano a Caro Giacomo 2016 gli artisti Simone Berti, Derek Maria Francesco di Fabio, Marco Pezzotta, Andrea Rossi, Matteo Rubbi, Carlo Spiga e la regista Vanina Lappa. Partecipano, inoltre, Miriam Calabrese, Giorgio Cellini, Camilla Garelli e Chiara Peru, alcuni dei componenti di OUT44, progetto curatoriale con base a Milano.
Darajart, è una residenza per artisti internazionali negli slums di Nairobi, ideata da Marco Colombaioni, realizzata da Cherimus in collaborazione con AMANI (Ong attiva in Kenya in progetti di recupero per bambini di strada).
Preparativi per la festa del patrono. Ph: Giorgio Cellini
Piazza Dante, Perdaxius. Ph: Camilla Garelli
Ph: Camilla Garelli
Produzione del pane “Cocoi” con Associazione Su Nuraghe. Ph: Giorgio Cellini
Ph: Giorgio Cellini
San Giacomo di Pane Cocoi. Ph: Fiammetta Caime
Cesta con “Su pani di Santu Jacu”. Ph: Fiammetta Caime
La regista Vanina Lappa al lavoro presso Bar Trullu. Ph: Fiammetta Caime
Artisti e scienziati si sono confrontati sul terreno comune della ricerca e della sperimentazione per immaginare assieme la città sostenibile del futuro: il frutto di questa collaborazione è stato presentato in anteprima venerdì 11 dicembre alle ore 17.30 al Museo d’Arte Contemporanea di Villa Croce di Genova mentre giovedì 17 dicembre alle ore 16:00 il Campus Universitario di Savona ha aperto le porte al pubblico per un evento artistico che ha illustrato i risultati di questa sinergia tra discipline.
Analisi, sperimentazione e sintesi accomunano da sempre il mondo dell’arte e della scienza e seppur distinte nella pratica, entrambe forniscono sistemi interpretativi e modelli di sviluppo possibili. Da qui è nata l’esigenza di mettere a confronto ingegneri e artisti sul tema della città sostenibile.
Sollecitata dagli artisti di Cherimus Simone Berti, Derek Di Fabio, Isa Griese, Isamit Morales, Andrea Rossi, Matteo Rubbi, Emiliana Sabiu e Carlo Spiga, la Smart City del Campus Universitario di Savona ha ospitato un ciclo di laboratori sperimentali per studiare un modello di città ideale replicabile, basato sull’ottimizzazione dei consumi e della produzione di energie rinnovabili.
In collaborazione con il Teatro dei Cattivi Maestri di Savona, Cherimus ha invitato al Campus un gruppo di bambini a cui è stato affidato il compito di immaginare la loro città del futuro. Le idee raccolte hanno costituito così il terreno comune su cui si sono esercitati professori, studenti e artisti per l’intera durata del programma: da qui è nato un progetto corale che ha coinvolto la Campuswhave radio, i ragazzi dell’Associazione Giovani per la scienza e l’associazione Atmosfera Danza. Per un intero giorno la scienza ha parlato il linguaggio della musica, della danza e del teatro: incursioni piratesche nelle aule, flash mob in biblioteca, il tutto all’insegna della sostenibilità energetica, documentati da un video e un podcast che saranno presentati in anteprima al Museo di Villa Croce di Genova.
Questa partecipazione collettiva ha trovato un momento di sintesi nell’evento che ha avuto luogo al Campus di Savona giovedì 17 dicembre, quando, fra gabbie di Tesla, ballerine, videoproiezioni e suoni dal futuro, abbiamo installato all’ingresso del Campus l’opera 30 a pedali, una grande scultura che si illumina grazie all’energia prodotta pedalando, segno tangibile della collaborazione tra artisti, studenti e scienziati. Durante la serata inaugurale, Simone Berti ha realizzato l’opera Simone molto sostenibile, una performance che sfruttava l’energia prodotta dalle dinamo della bicicletta che pedalando illuminava un casco di lampadine nella sua testa.
L’opera “30 a pedali” è un’opera permanente, che troverà la sua collocazione definitiva nella biblioteca del Campus di Savona, in modo che possa accompagnare la vita e lo studio dei ragazzi del Campus.
“Be Sm/ART” è un progetto di ricerca che va ad affiancarsi e ad arricchire la ricerca scientifica condotta dalla Facoltà di Ingegneria al Campus di Savona (Università di Genova) sul tema della città sostenibile: grazie a una microgrid (microrete) energetica intelligente, che ottimizza i flussi energetici, il Campus Universitario di Savona rappresenta un vero e proprio laboratorio per sperimentare la Smart City, la città intelligente e sostenibile in futuro replicabile su più ampia scala. Progettato dall’Università di Genova e realizzato da Siemens, si tratta del primo esempio di microgrid in Italia attuato in uno spazio, quello del Campus di Savona, paragonabile a un quartiere cittadino con funzioni urbanistiche differenziate.
Be Sm/ART è un progetto di ricerca transdisciplinare, promosso da Radicate, Associazione per la Ricerca sull’Arte e la Cultura Contemporanea e realizzato grazie al contributo di Fondazione A. de Mari Cassa di Risparmio di Savona e Regione Liguria, il supporto di SPES S.c.p.A Società di Promozione degli Enti Savonesi per l’Università e IPS S.c.p.A., Agenzia di Sviluppo del territorio savonese. Partner del progetto Banca Carisa, Noberasco e Tersia srl.
Anteprima “Be Sm/ART”
Venerdì 11 Dicembre 2015 h 17.30
Museo d’Arte Contemporanea Villa Croce
Via J. Ruffini, 3
16126 Genova
Ingresso Libero
http://www.villacroce.org/
Evento Conclusivo “Be Sm/ART”
Giovedì 17 Dicembre 2015 h 16.00
Campus Savona
Via Magliotto, 2
17100 Savona
Ingresso Libero
Per informazioni e richiesta immagini
Ufficio Stampa
Valeria Frisolone
The Link PR
v.frisolone@thelinkpr.it
foto di Mauro Gamalero, Valeria Barbera, Emanuele Biondi